L'économie sociale en France
L'économie sociale en France
L'économie sociale regroupe des organisations et entreprises qui appartiennent à divers secteurs d'activités dans une grande variété de domaines, avec des histoires et des sensibilités différentes. Elles se rejoignent sur la notion de " solidarité économique " qui constitue leur valeur centrale. Les organisations et entreprises de l'économie sociale et solidaire revendiquent aujourd'hui une identité commune.
Le secteur de l'économie sociale et solidaire est parfois appelé " tiers secteur ", car il se situe par différence avec :
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Le secteur public ;
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Le secteur privé de capitaux.
C'est un secteur économique à part entière, inscrit dans le marché, car il comprend des activités et entreprises qui produisent ou échangent des biens et/ou des services. Il se distingue du premier parce qu'il est porté par des citoyens agissant de façon autonome et du second parce qu'il n'a pas pour objet premier la réalisation de profits. Il assure une double fonction : produire des biens et/ou services et produire des valeurs utiles à la société, à savoir du lien social et de la solidarité.
Ce secteur se définit par les caractéristiques suivantes :
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L'adhésion est volontaire ;
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Il s'agit de sociétés de personnes, par opposition aux sociétés de capitaux ;
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Sa gestion est démocratique : le pouvoir est partagé selon le principe "1 personne = 1 voix" ;
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Son patrimoine est collectif et "impartageable".
Les activités d'économie sociale et solidaire sont gérées :
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Soit par les usagers et à leur bénéfice (coopératives, mutuelles, associations de tourisme social par exemple) ;
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Soit dans l'intérêt de bénéficiaires extérieurs (associations caritatives, par exemple).
Elles représentent un poids économique important :
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1,8 million de salariés, dont 1,3 million dans les associations ;
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730 000 associations ;
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31 millions de mutualistes ;
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40 % des dépôts des banques ;
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Un total de ressources d'environ 150 milliards d'euros, soit plus de 10 % du PIB.
Mais ce secteur joue un rôle sociétal essentiel :
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Il comprend 8 millions de bénévoles dont les activités (qui représentent en volume autant que les salariés) offrent un apprentissage de la citoyenneté.
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Il réintègre dans le jeu économique des catégories exclues par l'âge, le sexe, l'emploi, l'argent, la naissance ou la géographie.
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Il crée des liens sociaux et suscite des échanges.
Un poids économique certain
L'économie sociale apparaît aux yeux de certains comme une " nébuleuse ". Elle regroupe en effet des structures qui appartiennent à divers secteurs d'activités, intervenant dans une grande variété de domaines, avec des histoires et des sensibilités différentes.
Depuis trente ans, les initiatives de structuration du secteur ont été nombreuses, au sein de chaque " famille ", autour d'une activité principale, d'un statut, voire d'une identité.
Le secteur souffre néanmoins d'une absence de structuration transversale forte.
La création de la DIES ne résout pas réellement le problème lié au fait que les structures dépendent de différents ministères, administrations et politiques publiques.
Les réactions sectorielles et statutaires des membres ne facilitent pas les choses.
Néanmoins, la création du CNLAMCA en 1970, pour donner une représentativité intersectorielle globale à l'économie sociale en France a été suivie d'effets.
Le 30 octobre 2001, le CNLAMCA a laissé place au Conseil des Entreprises et Groupements de l'Economie Sociale (CEGES), qui fédère nationalement les grandes familles de l'économie sociale à travers :
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CPCA : Conférence des présidents des coordinations associatives
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FNMF : Fédération nationale de la Mutualité française
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GEMA : Groupement des entreprises mutuelles d'assurances
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GNC : Groupement national de la coopération
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CNMCCA : Confédération nationale de la mutualité de la coopération et du crédit agricoles
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CCOMCEN : Comité de coordinations des œuvres mutualistes et coopératives de l'Education nationale